La médiathèque
Cet hôtel particulier dans lequel est installée la Médiathèque de Bressuire, présente 3 époques de construction :
- La tour d'escalier et les quelques cheminées intérieures témoignent de la première période. Ces vestiges appartiennent à la fin du XVè siècle.
- L'aile, en équerre par rapport à la façade, date aussi du XVè siècle mais fut reconstruite au XVIIè siècle.
- La façade sur rue est une reconstruction de la fin du XVIIIè siècle, début XIXè siècle, après l'incendie de Bressuire.
Cet hôtel particulier a été pendant longtemps la propriété de la famille DURAND DE LA PASTELLIERE.
Vers 1798, l'immeuble fut vendu à BLACTOT, receveur particulier de Bressuire1. Le bâtiment était en ruines à la suite de l'incendie de la ville. BLACTOT le fit reconstruire approximativement sur les anciennes fondations. Il fit également refaire le porche et la façade sur rue.
Napoléon voulut concentrer dans un point central, au milieu du pays à peine pacifié, les pouvoirs administratifs et judiciaires. Bressuire, bien que dévastée par les guerres de Vendée, devenait par la volonté impériale le centre administratif.
BLACTOT revendit l'hôtel au département des Deux-Sèvres à la suite d'une initiative de Prosper BARANTE alors que celui-ci était sous-préfet de Bressuire2. Le projet de BARANTE sera homologué par décret de l'empereur du 6 JANVIER 1810.
Le vieil hôtel ne cessera d'abriter la sous-préfecture jusqu'en 1926. Par la suite, entrepôt des tabacs, puis affecté aux services de l'enregistrement et des contributions indirectes, le grand logis accueille la Médiathèque depuis 1992.
1 Jean-Marie BLACTOT : il fut sous l'Ancien Régime, avocat fiscal de la Baronnerie de Bressuire et le subdélégué de l'intendant du Poitou. Il était devenu receveur particulier de l'arrondissement de Bressuire.
2 Guillaume Amable Prosper Brugières de BARANTE : Né le 30 juin 1782 à RIOM. Par la grâce de Bonaparte, il était devenu préfet de l'Aude. il rentra à l'école polytechnique. En 1804, il fit la connaissance de Madame de STAEL pour laquelle il n'allait pas tarder à éprouver une véritable passion ce qui lui valut certains problèmes. L'empereur le fit nommer Sous-Préfet à Bressuire.






